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dimanche 9 décembre 2018

Joyeux Noël et Bonne Année 2019!


En ce mois de décembre, à la manière des cartes de bons vœux postales traditionnelles, je vous souhaite à toutes et tous une excellente période des Fêtes, Noël, Jour de l'an et toutes ces autres Fêtes que compose notre diversité.

Un remerciement à tous les organismes de bienfaisance et leurs équipes de communication en ligne pour les sites Web, blogues et micro-blogues sur les réseaux sociaux, le tout dans les deux langues officielles. Vous avez à cœur de bien informer et documenter vos auditoires. Au cours de la dernière année, parmi les quelque 400 fils d'actualité d'organismes de bienfaisance que je suis de manière prioritaire, j'ai été à même de constater une évolution dans l'art de la rédaction en ligne. Des blogues ou carnets en ligne mieux encadrés par des pairs, des micro-blogues moins réactifs et plus près des sources, enfin des sites plus facile à consulter et reprendre sur les différents réseaux sociaux. J'encourage tous les professionnels, bénévoles et amateurs de réseaux sociaux à poursuivre l'évolution de leurs techniques de rédactions et de diffusion de l'information caritative et des occasions philanthropiques offertes dans leur prolongement.

Au cours de la prochaine année, je mettrai davantage en valeur les contenus des sites des organismes de bienfaisance. 

Dans vos contenus, je cherche à mieux cerner les besoins de la communauté que vous desservez comme organisme de bienfaisance ainsi que l'occasion caritative que vous offrez en réponse.

De plus, je tente de mettre en valeur le bénévolat réalisé dans vos organismes de bienfaisance. Ici, je pense à trois choses: la première, la nature des tâches effectuées; la deuxième, les personnes qui y participent; et enfin, en quoi l'une et l'autre sont indispensables et irremplaçables.

Enfin, je m'intéresse à toutes les formes du partage et de la générosité. Quelle est la place de l'intérêt personnel dans le partage? La générosité se limite t-elle aux activités caritatives réalisées par les organismes de bienfaisance reconnus? Les campagnes de financement sont-elles seulement des recettes de sollicitation? Les contributions corporatives sont-elles des dons véritables? En quoi consiste la philanthropie de compétence?

Selon moi, il existe un lieu où chacun d'entre nous dispose d'une meilleure perspective pour observer, identifier et accueillir le besoin d'autrui au-delà de ce que les institutions peuvent faire. En même temps, les institutions sont mieux placées que nos individualités pour répondre à ces besoins de manière coordonnée à l'échelle de nos collectivités. Cela ne constitue pas la prémisse à l'ensemble de mes démarches intellectuelles et pratico-pratiques par rapport au partage et à la générosité, mais c'est tout de même une hypothèse en arrière-plan.

À titre de rappel, ma chaîne éponyme est le lieu de coordination de la diffusion de l'ensemble des messages des chaînes Franco Partage (@chari_t_01), Au féminin (@chari_t_02), Canadian Charities (@chari_t_03), Charity Lighthouse (@chari_t_04), Western Endeavours (@chari_t_05), Musées et jardins (@chari_t_06) et Bienfaisance Québec (@chari_t_07). Cela est vrai autant pour Twitter que Facebook.

J'accorde la préséance au contenu canadien, aux publications maisons de vos organismes ou de vous-mêmes si vous le faites personnellement et je recherche la présence de sources premières en tout temps, notamment lorsque des statistiques sont mentionnées.

La périodes des Fêtes est une importante pause et une occasion pour renouer nos liens familiaux et amicaux après une saison intense d'activités. Je vous souhaite d'être présentes et présents auprès des personnes qui vous sont chères et de bien profiter de vos foyers familiaux et communautaires.

Joyeux Noël et Bonne Année!

François


dimanche 19 mars 2017

Faire briller les constellations humaines et les savoirs de la francophonie

Tout d'abord, un mot de remerciement

Voilà maintenant 5 années que j'étudie et anime les réseaux sociaux à l'aide des messages des organismes de bienfaisance afin de bien mettre en valeur leurs contributions, leurs besoins ainsi que leurs campagnes de levée de fonds à des fins caritatives. Entre les 1er juin 2014 et 2016, j’ai publié 43 800 messages d’organismes de bienfaisance, 3 000 messages d’encadrement, 100 billets en ligne portant sur la philanthropie et l’innovation sociale, et contribué en votre compagnie à générer 36 millions de lectures et d’interactions sur les réseaux sociaux par l’entremise d’un auditoire de 14 000 abonnés rayonnant auprès de 2,5 millions de Canadiennes et Canadiens. Grâce à leurs abonnements aux chaînes caritatives que je pilote sur les réseaux sociaux, plus de 400 organismes de bienfaisance se prêtent à cette expérience unique en son genre. Ma gratitude aux gestionnaires de communauté, souvent bénévoles, pour les messages mettant en valeur les organismes pour lesquels ils et elles œuvrent avec «tout leur coeur» comme me le rappelait dernièrement l’une de ces personnes. Ma reconnaissance à toutes les abonnées et tous les abonnés pour l'attention que vous portez à ces messages des organismes de bienfaisance et les gestes de philanthropie et de bénévolat que vous posez ensuite. Enfin, mes remerciements aux partenaires qui rendent possible cette initiative hier, aujourd'hui et demain.




À toutes les années, la Journée de la francophonie est l’occasion de me rappeler qu’en 1984 j’eus la chance de devenir moniteur de français langue seconde dans le cadre d’un programme mettant en valeur l’apprentissage des langues officielles, une aventure de cinq années qui globalement m’a permis de découvrir la francophonie du Canada et du monde, une heureuse ouverture que je chéris.

Les locuteurs de la francophonie sont au coeur d’une société encyclopédique qui cultive les savoirs de tous les domaines de l’activité humaine. En moins d’une génération les supports numériques l’ont emporté dans tous les domaines de la connaissance, de la musique à la vidéo, de la poésie à la tenue des livres comptables, du quotidien littéraire à la veille patrimoniale. Bien entendu, le bémol est que ce ne sont pas toutes les publications et œuvres francophones qui se voient numérisées. Également, la numérisation de la francophonie touche l’essentiel de nos correspondances, du courriel aux billets de nos carnets en ligne ou blogues si vous préférez, des sites de micro-blogage comme Twitter aux sites de rencontre romantique de même que nos échanges avec nos fournisseurs jusqu’à l’école et l’État. Un décalage entre l’émergence et la maîtrise des outils numériques par les usagers que nous sommes ainsi qu’entre les savoirs et leur disponibilité à notre service insère un déséquilibre que nous sommes tous appelés à résoudre.

Que pouvons-nous y faire?

Lorsque le livre de poche est apparu après la Deuxième guerre mondiale, ce nouveau type de publication a constitué une innovation culturelle de premier plan. La grammaire française a intégré de nombreux codes provenant de la typographie et de la dactylo. Comme cela se produit souvent, l’émergence de nouvelles technologies d’édition et de publication est perçue de manière accessoire et même avec un certain mépris dans un premier temps. Puis, la question est de savoir comment s’y adapter et saisir l’occasion. Pensons à l’apparition du traitement de texte. Vais-je écrire de la même manière que je le fais au crayon ou au stylo ou encore qu’à la machine à écrire? Ces transformations sont majeures alors qu’elles apparaissent comme des apostrophes dans un premier temps, de petits symboles sans apparence importante lorsque pris isolément.

Les deux dernières apostrophes technologiques sont les téléphones intelligents et les réseaux sociaux. Un téléphone intelligent est un appareil qui transmet la voix et qui permet la publication de messages textes et plus. À chaque mois, plus de deux cents nouveaux appareils de ce type apparaissent sur le marché à un endroit ou l’autre de la planète. Les réseaux sociaux sont des média (avec un « s » si vous le souhaitez) interactifs où chacun est une destination et un pôle d’édition et de diffusion. La nouveauté réelle est le fruit de leur combinaison : plus de 60% des consultations du Web passe par l’usage simultané du téléphone intelligent et d'un réseau social. Le Web est compris ici comme le lieu essentiel de déposition de la connaissance. Notre société est rendue là. La nostalgie n’y fera rien. Alors, stop ou encore?

Notre défi commun est de persévérer dans nos rencontres et faire briller ces constellations humaines et savoirs. Ce défi est également de persévérer dans notre univers francophone au-delà de sa numérisation. Certains phénomènes sont plus insidieux que d’autres. Dans le domaine spécifique de savoir qui est le mien, celui des organismes de bienfaisance et des fondations publiques et privées du Canada, type d’organisation souvent désigné sous l’expression « association » dans plusieurs pays de la francophonie, j’ai remarqué que souvent les usagers publient des messages en français sur les réseaux sociaux mais incluent des liens en anglais, voire uniquement en anglais alors que leur public est clairement francophone. Souvent ces liens réfèrent à des documents d’organismes internationaux qui publient en français. Alors mon invitation à tous est d’être attentif à vos publications comme vous le faites habituellement et de prendre ces quelques minutes de plus pour trouver les documents d’origine en français qui faciliteront la vie à tous dès maintenant et qui mettront adéquatement en valeur la francophonie dans tous ses savoirs auprès de toutes les générations.

J’aime parler, lire et chanter en français tout comme j’aime le faire en anglais. Cependant, lorsque les deux langues se croisent je ne m’y retrouve pas toujours et je crois bien que je ne suis pas le seul.

La compétence linguistique peut évoluer tout au long de notre vie. Voici une occasion renouvelée de le faire tout en renouvelant notre compréhension du monde et de ses habitants.

Bonne journée de la francophonie!

François Poulin



mardi 17 février 2015

La mesure de la générosité à l'aide des données de StatCan et CAF

D'un point de vue philosophique, s'il nous est possible de dire que l'homme est la mesure de toute chose, notre propension à la générosité peut alors s'évaluer de pareille manière. Cependant, depuis le siècle dernier la générosité est mesurée de manière surprenante. Ci-dessous vous trouverez deux mesures de la générosité. Dans un autre carnet nous aurons l'occasion de discuter de certaines limitations de ces études.

Logo de Charities Aid Foundation

L'indice mondiale de la générosité (recherche qualitative)

L'organisme britannique Charities Aid Foundation (CAF) mesure la fréquence des dons effectués par les particuliers dans le monde entier à l'aide des questions suivantes: 

a) Avez-vous aidé quelqu'un au cours du dernier mois?

b) Avez-vous effectué un don en argent au cours du dernier mois?

c) Avez-vous fait du bénévolat au cours du dernier mois.

L'enquête par sondage de 2014 a été réalisée par Gallup International dans 140 pays représentant 94% de la population mondiale. Mille questionnaires ont été remplis dans chaque pays parmi un échantillon représentatif de la population selon les données socio-économiques disponibles localement.

Il faut réaliser que la mesure est qualitative et ne porte par sur l'intensité d'assistance à autrui, d'argent donné ou encore de longueur de temps du bénévolat effectué. Ainsi, la question s'en remet au sens attribué par le répondant aux expressions «aider quelqu'un», «donner de l'argent» et «faire du bénévolat».

Les résultats de l'enquête au Canada

Au Canada, l'étude de CAF donne les résultats suivant:

a) 66% des Canadiens ont aidé une personne;

b) 71% des Canadiens ont effectué un don en argent;

et

c) 44% des Canadiens ont fait du bénévolat.

À l'échelle internationale, ces taux de participation rapportés par les répondants Canadiens à l'étude se comparent avantageusement par rapport aux autres pays. En effet, seuls le Myanmar et les États-Unis font mieux sur l'ensemble des 140 pays sondés.



Enquête sociale générale: don, bénévolat et participation (recherche quantitative)

Statistique Canada a mesuré en matière de don, de bénévolat et de participation pour l'année 2013, soit la période la plus rapprochée de l'enquête menée par CAF.

Pour cette période, Statistique Canada a établi que:

a) 82% des Canadiens ont effectué un don en argent;

et

b) 44% des Canadiens ont effectué du bénévolat.

Pour ce qui est de la fréquence des dons en argent, il existe une différence de 11% entre l'étude de Statistique Canada et celle du CAF. Outre la marge d'erreur liée à l'échantillon, les tranches d'âge ne sont pas les mêmes et la question porte sur un horizon temporel différent: 1 an versus 1 mois. Il demeure que lorsqu'on parle 7 ou 8 personnes sur 10, les deux études rapportent un phénomène d'ampleur comparable.

En ce qui concerne le bénévolat, les deux études arrivent au même résultat: 44% des Canadiens font du bénévolat.

L'enquête de Statistique Canada se démarque de celle du CAF au niveau des mesures de quantité: combien de temps pour le bénévolat et combien d'argent pour les dons.

Pour le bénévolat, le 44% de participation des Canadiens correspond à près de 2 milliards d'heures! C'est-à-dire l'équivalent de 1 millions d'emplois. Au plan personnel, cela représente 154 heures par bénévole, soit rien de moins que l'équivalent de 4 semaines à temps complet!

Pour ce qui est des dons effectués par des particuliers, ceux-ci s'élèvent à 531$ pour la période de référence. Une somme totale de 12,8 milliards de dollars pour l'année 2013!

Est-ce peu? Est-ce beaucoup?

Lorsqu'on voit le taux de participation au bénévolat de 44% par rapport à la population canadienne âgée de 15 ans ou plus, il est tentant de se dire que moins de 1 personne sur 2 fait du bénévolat. Un arrière-goût de ce-n'est-pas-beaucoup...

Évidemment, vous comprenez que c'est là que les comparaisons internationales sont utiles. La performance canadienne place sa collectivité dans les tous premiers pays sur 140. Il est important de reconnaître la hauteur et la qualité de l'engagement bénévole des canadiens.

Au plan financier, 531$ représentent moins d'une semaine de salaire de la majorité des Canadiens. En même temps, 12,8 milliards de dollars ce n'est pas une somme anodine! Cela représente deux fois la valeur de l'économie de l'ïle-du-Prince-Édouard.

Je vous laisse apprécier par vous-mêmes si cela représente peu ou beaucoup de ceci ou de cela, mais une chose est certaine: la participation des Canadiens est significative!  

François Poulin

Sources:

CAF: https://www.cafonline.org/ à Londres et http://www.cafcanada.ca/ au Canada)

Statistique Canada: http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/150130/dq150130b-fra.htm