mardi 1 janvier 2019

250 000 influenceurs et décideurs

Bénévolat de compétence! Une guide bénévole met en valeur 
les collections du Musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa.

Le saviez-vous?

Vous êtes 250.000 influenceurs et décideurs dans le monde caritatif! Ce sont les bénévoles clés des organisations caritatives canadiennes. D'une manière ou d'une autre vous aidez à disséminer les ressources financières, professionnelles et bénévoles de 86.000 organisations dont les missions visent 
  • l'éducation du préscolaire à l'universitaire;
  • les musées et bibliothèques;
  • les soins de santé incluant cliniques, hôpitaux et établissements spécialisés;
  • la vie spirituelles et leurs missions, et 
  • tout le domaine des services à la collectivité telles que les agences de Centraide ou encore les banques alimentaires. 

Ces 250.000 personnes que je circonscris comme groupe correspondent aux membres des conseils d'administration des organismes de bienfaisance.

Quel est leur rôle? Quel est votre rôle?

En ce début d'année 2019, je vous propose quelques pistes de réflexion:
  1. Tout d'abord, bien comprendre les besoins de votre communauté. Votre cause est un observatoire autant qu'un lieu d'action. Il y a de ça 50 ans, avoir un téléphone mobile était un besoin marginal. Aujourd'hui, c'est l'outil de base de la présence sociale. Autrefois tâche déléguée au personnel clérical, aujourd'hui toutes et tous savent opérer une application de traitement de texte. Le petit diabète d'autrefois est maintenant une situation répandue à grande échelle. Qu'en est-il de l'évolution générale du contexte dans lequel évolue votre cause?
  2. Une contribution importante des organismes de bienfaisance est la possibilité de documenter ces besoins selon des perspectives originales. Cependant, il importe de les fonder sur des faits, des mesures définies qui donnent un aperçu représentatif d'une ou de plusieurs situation. À cet égard, il ne s'agit pas que de citer quelques autorités morales ou scientifiques. Il s'agit pour chaque cause de constituer son savoir-faire de l'identification du besoin à sa résolution. Qui sont les bénéficiaires de votre cause? Quels sont leurs besoins? Comment identifiez-vous ces besoins? Comment les mesurez-vous?
  3. Les bénévoles sont au cœur de la réalisation de la mission de votre organisation. Bien entendu, suivre un protocole médicale ou enseigner demande du personnel professionnel. Quel(s) rôle(e) réservez-vous aux personnes bénévoles de votre organisations? En quoi les bénévoles de votre organisation font-elles/ils la différence? En quoi sont-elles/ils irremplaçables?
  4. Les ressources financières sont incontournables. Avez-vous bien définis vos objectifs de financement? Correspondent-ils aux besoins de votre cause et de ses bénéficiaires? Certaines clientèles et leurs besoins sont-ils prioritaires par rapport à d'autres? Votre stratégie de développement est-elle bien définie et évaluée régulièrement?
  5. Disposez-vous d'un rapport annuel? Les communications sont essentielles. Dès le début du XXième siècle il est possible de lire dans les journaux l'encombrement des boîte à lettres. Comment structurer la diffusion de votre documentation? Quels moyens de diffusion utiliser? Il s'agit de beaucoup que de trucs marketing. Pourquoi solliciter uniquement les personnes qui ont effectuées un don l'année précédente? Pourquoi solliciter aléatoirement des personnes sans lien connu avec l'organisation?
Il est important de se donner des modèles, de les essayer est d'évaluer continuellement les résultats obtenus et leur pertinence. Il existe plus de 5000 stratégies de communication répertoriées. Prenez le temps d'établir la vôtre et de la revoir aussi souvent que nécessaire afin de la renouveler à la lumière de l'évolution des besoins de vos bénéficiaires, de vos bénévoles et contributeurs caritatifs et subventionnaires publics et privés.    

Voilà quelques exemples de point de départ. Aimeriez-vous en discuter davantage? Écrivez-moi!

François Poulin









   

dimanche 9 décembre 2018

Joyeux Noël et Bonne Année 2019!


En ce mois de décembre, à la manière des cartes de bons vœux postales traditionnelles, je vous souhaite à toutes et tous une excellente période des Fêtes, Noël, Jour de l'an et toutes ces autres Fêtes que compose notre diversité.

Un remerciement à tous les organismes de bienfaisance et leurs équipes de communication en ligne pour les sites Web, blogues et micro-blogues sur les réseaux sociaux, le tout dans les deux langues officielles. Vous avez à cœur de bien informer et documenter vos auditoires. Au cours de la dernière année, parmi les quelque 400 fils d'actualité d'organismes de bienfaisance que je suis de manière prioritaire, j'ai été à même de constater une évolution dans l'art de la rédaction en ligne. Des blogues ou carnets en ligne mieux encadrés par des pairs, des micro-blogues moins réactifs et plus près des sources, enfin des sites plus facile à consulter et reprendre sur les différents réseaux sociaux. J'encourage tous les professionnels, bénévoles et amateurs de réseaux sociaux à poursuivre l'évolution de leurs techniques de rédactions et de diffusion de l'information caritative et des occasions philanthropiques offertes dans leur prolongement.

Au cours de la prochaine année, je mettrai davantage en valeur les contenus des sites des organismes de bienfaisance. 

Dans vos contenus, je cherche à mieux cerner les besoins de la communauté que vous desservez comme organisme de bienfaisance ainsi que l'occasion caritative que vous offrez en réponse.

De plus, je tente de mettre en valeur le bénévolat réalisé dans vos organismes de bienfaisance. Ici, je pense à trois choses: la première, la nature des tâches effectuées; la deuxième, les personnes qui y participent; et enfin, en quoi l'une et l'autre sont indispensables et irremplaçables.

Enfin, je m'intéresse à toutes les formes du partage et de la générosité. Quelle est la place de l'intérêt personnel dans le partage? La générosité se limite t-elle aux activités caritatives réalisées par les organismes de bienfaisance reconnus? Les campagnes de financement sont-elles seulement des recettes de sollicitation? Les contributions corporatives sont-elles des dons véritables? En quoi consiste la philanthropie de compétence?

Selon moi, il existe un lieu où chacun d'entre nous dispose d'une meilleure perspective pour observer, identifier et accueillir le besoin d'autrui au-delà de ce que les institutions peuvent faire. En même temps, les institutions sont mieux placées que nos individualités pour répondre à ces besoins de manière coordonnée à l'échelle de nos collectivités. Cela ne constitue pas la prémisse à l'ensemble de mes démarches intellectuelles et pratico-pratiques par rapport au partage et à la générosité, mais c'est tout de même une hypothèse en arrière-plan.

À titre de rappel, ma chaîne éponyme est le lieu de coordination de la diffusion de l'ensemble des messages des chaînes Franco Partage (@chari_t_01), Au féminin (@chari_t_02), Canadian Charities (@chari_t_03), Charity Lighthouse (@chari_t_04), Western Endeavours (@chari_t_05), Musées et jardins (@chari_t_06) et Bienfaisance Québec (@chari_t_07). Cela est vrai autant pour Twitter que Facebook.

J'accorde la préséance au contenu canadien, aux publications maisons de vos organismes ou de vous-mêmes si vous le faites personnellement et je recherche la présence de sources premières en tout temps, notamment lorsque des statistiques sont mentionnées.

La périodes des Fêtes est une importante pause et une occasion pour renouer nos liens familiaux et amicaux après une saison intense d'activités. Je vous souhaite d'être présentes et présents auprès des personnes qui vous sont chères et de bien profiter de vos foyers familiaux et communautaires.

Joyeux Noël et Bonne Année!

François


samedi 27 janvier 2018

Merci pour votre abonnement!




Bienvenue au cœur de l’innovation sociale et technologique!

Je travaille dans le monde des services technologiques. Vous pouvez également suivre ma plume au sujet des développements de la Révolution industrielle 4.0 sur le blogue de J Innovations inc., une start-up du secteur manufacturier innovant qui accompagne les entreprises dans leur transition vers l’usine intelligente.

Lorsque le temps me le permet, je m’intéresse à toutes les formes du partage en reprenant les messages de 400 organismes de bienfaisance du Canada et d’une trentaine d’agences de l’ONU. J'essaye notamment de mettre en valeur la francophonie canadienne et ses institutions. Les organismes qui désirent explicitement que leur messages soient repris s’abonnent à l’une des 32 chaînes du réseau 60 tweets sur Twitter ou Facebook. Leurs messages sont ensuite coordonnés et repris  jusqu’à concurrence de 60 par jour pour l’ensemble des chaînes.

Depuis le début de cette initiative le 1er juin 2015, plus de 43 000 messages d’organismes caritatifs ont été repris selon des critères rigoureux tels que la pertinence de l’information, la présence documentaire et l’origine de la source. Pendant la même période, le réseau a généré  1,5 million de lectures par mois. La capacité maximale du réseau de 4,5 millions de lectures par mois est utilisée à l’occasion pour des activités comme Mardi je donne, MuseumWeek ou Belle cause pour la Cause.

Je vous encourage à vous abonner aux chaînes suivantes :

Franco partage            Twitter     Facebook

Bienfaisance Québec   Twitter     Facebook

Au féminin                   Twitter

Canadian Charities       Twitter     Facebook

Charity Lighthouse       Twitter

Western Endeavours    Twitter


Votre contribution va bien au-delà d’un clic. Chaque lecture de message vaut environ 0,009$. À raison de 1,5 million de lectures par mois, votre contribution collective est de l’ordre de 13 000$. Mais il y a bien mieux. Vous exercez un jugement de pertinence et de qualité. Vous permettez ainsi aux organismes de bienfaisance de rejoindre des clientèles qu’ils ne peuvent joindre autrement. Comme vous le voyez, votre clic va loin!

Vous êtes maintenant 14 000 abonnées et abonnés à prendre part à l’initiative 60 tweets. Je vous remercie pour l’attention que vous portez aux messages des organismes de bienfaisance et les partages éclairés que vous leur accordez. Il me fait également plaisir de vous suivre, d’interagir et de partager sur mes chaînes d’analyse vos propres initiatives dans le monde caritatif et de l’innovation sociale, ainsi qu’en innovation technologique dans le prolongement de la Révolution industrielle 4.0. Également, j’en profite pour remercier les partenaires caritatifs, philanthropiques et professionnels qui me permettent de poursuivre cette initiative communautaire. 

François Poulin

jeudi 1 juin 2017

Qu'avons-nous appris ensemble?


En cette journée d’anniversaire de ma présence sur les réseaux sociaux, je vous exprime ma reconnaissance pour votre accueil et l’intérêt que vous manifestez pour mon initiative en soutien aux organismes de bienfaisance. Je vous remercie pour les différents gestes que vous posez lorsque vous prenez connaissance de leurs messages, votre attention, l’ouverture des billets des carnets en ligne, des sites web, des liens permettant de faire des dons. Ces interactions donnent des résultats. En voici quelques-uns.

Depuis le 1er juin 2015, j’ai publié 43 800 messages d’organismes de bienfaisance, 3 000 messages d’encadrement, 100 billets en ligne portant sur la philanthropie et l’innovation sociale, et contribué en votre compagnie à générer 36 millions de lectures et d’interactions sur les réseaux sociaux par l’entremise d’un auditoire de 14 000 abonnés rayonnant auprès de 2,5 millions de Canadiennes et Canadiens. Grâce à leurs abonnements aux chaînes caritatives que je pilote sur les réseaux sociaux, plus de 400 organismes de bienfaisance se prêtent à cette expérience unique en son genre. Ma gratitude aux gestionnaires de communauté, souvent bénévoles, pour les messages mettant en valeur les organismes pour lesquels ils et elles œuvrent avec «tout leur coeur» comme me le rappelait dernièrement l’une de ces personnes.

Au plan financier, les messages caritatifs diffusés génèrent des dons variés pour les organismes de bienfaisance : bénévolat, biens, argent et testaments! Il est difficile d’établir avec certitude la valeur financière de cette philanthropie, mais elle se situe entre 325 000$, valeur intrinsèque estimée de la diffusion des messages, et 2,8 millions de dollars, valeur probabilitaire de l’ouverture des liens pour effectuer des dons et du bénévolat. L'équivalent d'un téléthon ou d'une campagne annuelle pour la majorité des organismes de bienfaisance.

Qu'avons-nous appris ensemble?

Les messages des organismes de bienfaisance vont bien au-delà des nombres. S'éclairant les uns les autres, les contenus caritatifs permettent d'approfondir la compréhension des besoins communautaires et des solutions disponibles de même que de prendre connaissance des transformations suggérées par les innovations sociales. Une éthique de la connaissance prend forme sur les réseaux sociaux dans laquelle les organismes de bienfaisance et leurs usagers ont beaucoup à dire.

L'attention que vous portez aux messages et les gestes que vous posez en ligne qualifient et articulent l’information caritative au Canada et dans le monde. Vos qualités personnelles et professionnelles ont une importance véritable. Votre discernement ainsi que votre enthousiasme permettent à d’autres personnes de se faire une meilleure idée du partage et de la générosité au XXIe siècle. Votre présence fait une différence!

Au-delà de la vie des mots, vos présences et échanges créent des amitiés en ligne qui sont bien réelles! Certaines sont professionnelles, d’autres philanthropiques et quelques-unes très personnelles. Chacune contribue à mieux connaître le monde. Je vous en suis reconnaissant et je vous en souhaite autant de tout coeur!

Au plaisir de nos échanges à venir,

François Poulin

dimanche 19 mars 2017

Faire briller les constellations humaines et les savoirs de la francophonie

Tout d'abord, un mot de remerciement

Voilà maintenant 5 années que j'étudie et anime les réseaux sociaux à l'aide des messages des organismes de bienfaisance afin de bien mettre en valeur leurs contributions, leurs besoins ainsi que leurs campagnes de levée de fonds à des fins caritatives. Entre les 1er juin 2014 et 2016, j’ai publié 43 800 messages d’organismes de bienfaisance, 3 000 messages d’encadrement, 100 billets en ligne portant sur la philanthropie et l’innovation sociale, et contribué en votre compagnie à générer 36 millions de lectures et d’interactions sur les réseaux sociaux par l’entremise d’un auditoire de 14 000 abonnés rayonnant auprès de 2,5 millions de Canadiennes et Canadiens. Grâce à leurs abonnements aux chaînes caritatives que je pilote sur les réseaux sociaux, plus de 400 organismes de bienfaisance se prêtent à cette expérience unique en son genre. Ma gratitude aux gestionnaires de communauté, souvent bénévoles, pour les messages mettant en valeur les organismes pour lesquels ils et elles œuvrent avec «tout leur coeur» comme me le rappelait dernièrement l’une de ces personnes. Ma reconnaissance à toutes les abonnées et tous les abonnés pour l'attention que vous portez à ces messages des organismes de bienfaisance et les gestes de philanthropie et de bénévolat que vous posez ensuite. Enfin, mes remerciements aux partenaires qui rendent possible cette initiative hier, aujourd'hui et demain.




À toutes les années, la Journée de la francophonie est l’occasion de me rappeler qu’en 1984 j’eus la chance de devenir moniteur de français langue seconde dans le cadre d’un programme mettant en valeur l’apprentissage des langues officielles, une aventure de cinq années qui globalement m’a permis de découvrir la francophonie du Canada et du monde, une heureuse ouverture que je chéris.

Les locuteurs de la francophonie sont au coeur d’une société encyclopédique qui cultive les savoirs de tous les domaines de l’activité humaine. En moins d’une génération les supports numériques l’ont emporté dans tous les domaines de la connaissance, de la musique à la vidéo, de la poésie à la tenue des livres comptables, du quotidien littéraire à la veille patrimoniale. Bien entendu, le bémol est que ce ne sont pas toutes les publications et œuvres francophones qui se voient numérisées. Également, la numérisation de la francophonie touche l’essentiel de nos correspondances, du courriel aux billets de nos carnets en ligne ou blogues si vous préférez, des sites de micro-blogage comme Twitter aux sites de rencontre romantique de même que nos échanges avec nos fournisseurs jusqu’à l’école et l’État. Un décalage entre l’émergence et la maîtrise des outils numériques par les usagers que nous sommes ainsi qu’entre les savoirs et leur disponibilité à notre service insère un déséquilibre que nous sommes tous appelés à résoudre.

Que pouvons-nous y faire?

Lorsque le livre de poche est apparu après la Deuxième guerre mondiale, ce nouveau type de publication a constitué une innovation culturelle de premier plan. La grammaire française a intégré de nombreux codes provenant de la typographie et de la dactylo. Comme cela se produit souvent, l’émergence de nouvelles technologies d’édition et de publication est perçue de manière accessoire et même avec un certain mépris dans un premier temps. Puis, la question est de savoir comment s’y adapter et saisir l’occasion. Pensons à l’apparition du traitement de texte. Vais-je écrire de la même manière que je le fais au crayon ou au stylo ou encore qu’à la machine à écrire? Ces transformations sont majeures alors qu’elles apparaissent comme des apostrophes dans un premier temps, de petits symboles sans apparence importante lorsque pris isolément.

Les deux dernières apostrophes technologiques sont les téléphones intelligents et les réseaux sociaux. Un téléphone intelligent est un appareil qui transmet la voix et qui permet la publication de messages textes et plus. À chaque mois, plus de deux cents nouveaux appareils de ce type apparaissent sur le marché à un endroit ou l’autre de la planète. Les réseaux sociaux sont des média (avec un « s » si vous le souhaitez) interactifs où chacun est une destination et un pôle d’édition et de diffusion. La nouveauté réelle est le fruit de leur combinaison : plus de 60% des consultations du Web passe par l’usage simultané du téléphone intelligent et d'un réseau social. Le Web est compris ici comme le lieu essentiel de déposition de la connaissance. Notre société est rendue là. La nostalgie n’y fera rien. Alors, stop ou encore?

Notre défi commun est de persévérer dans nos rencontres et faire briller ces constellations humaines et savoirs. Ce défi est également de persévérer dans notre univers francophone au-delà de sa numérisation. Certains phénomènes sont plus insidieux que d’autres. Dans le domaine spécifique de savoir qui est le mien, celui des organismes de bienfaisance et des fondations publiques et privées du Canada, type d’organisation souvent désigné sous l’expression « association » dans plusieurs pays de la francophonie, j’ai remarqué que souvent les usagers publient des messages en français sur les réseaux sociaux mais incluent des liens en anglais, voire uniquement en anglais alors que leur public est clairement francophone. Souvent ces liens réfèrent à des documents d’organismes internationaux qui publient en français. Alors mon invitation à tous est d’être attentif à vos publications comme vous le faites habituellement et de prendre ces quelques minutes de plus pour trouver les documents d’origine en français qui faciliteront la vie à tous dès maintenant et qui mettront adéquatement en valeur la francophonie dans tous ses savoirs auprès de toutes les générations.

J’aime parler, lire et chanter en français tout comme j’aime le faire en anglais. Cependant, lorsque les deux langues se croisent je ne m’y retrouve pas toujours et je crois bien que je ne suis pas le seul.

La compétence linguistique peut évoluer tout au long de notre vie. Voici une occasion renouvelée de le faire tout en renouvelant notre compréhension du monde et de ses habitants.

Bonne journée de la francophonie!

François Poulin



vendredi 13 novembre 2015

Philanthropie des canadiens et rôle de l'État

 
En cette Journée nationale de la philanthropie je remercie les 6 139 participantes et participants au réseau en ligne «@60_tweets pour la charité!». Après la synthèse ci-dessous des activités du réseau, vous trouverez les données de la générosité des canadiennes et canadiens telles que mesurées et rapportées par l'organisme britannique Charities Aid Foundation et par Statistiques Canada. Puis une courte réflexion sur les rôles de la philanthropie et de l'État au Canada relativement l'un par rapport à l'autre. Nous verrons de manière concrète et sans procès d'intention que l'un et l'autre sont irremplaçables en soi et par rapport à l'autre.

Vos lectures des messages du réseau «@60_tweets pour la charité!» ainsi que les partages dans vos propres réseaux permettent une diffusion ciblée et efficace auprès du public sensible au partage à l'action dans le milieu. Au cours de la période allant du 1 juin au 31 octobre,  «@60_tweets pour la charité!» a publié 4 740 messages par mois en provenance de 1 705 organismes de charité en incluant les fondations publiques et privées. Les abonnés du réseau ont effectué 1 977 130 lectures et engagements sur une base mensuelle. Ces nombres représentent une croissance mensuelle composée de 15%. Le taux de fidélité des abonnés au cours de cette même période a été de 99%. En moyenne, chaque message a été lu 332 fois pendant cette période avec un taux d'engagement allant de 3% à 14%, et ce, 3 fois sur 4! Au plan financier, la valeur monétaire d'une lecture sur un réseau social est évaluée entre 0,0090 à 0,0130$. Le coût de diffusion est de 0,00365$ par lecture. Cela semble peu mais sur la base de 18 millions de lectures par année, les dons de vos tweets épargnent entre 96 300$ et 168 300$ aux organismes de bienfaisance.


Par cette journée Journée nationale de la philanthropie du 15 novembre, l'État souhaite reconnaître l’esprit du don sans attente de récompense, l’élan de dévouement qui anime les bénévoles qui travaillent à améliorer le sort des autres, la participation civique en rassemblant les citoyens vers la poursuite d’un but commun, l’aide prodiguée par les organismes de bienfaisance, les individus au coeur généreux ainsi que leur dévouement et rendre hommage à tous les Canadiens qui se démarquent par leur générosité.

À quoi ressemble la générosité des canadiens?

Voici les portraits de la philanthropie canadienne tels qu'établis par Charities Aid Foundation (CAF) et Statistiques Canada (StatCan).

CAF mesure la fréquence des dons effectués par les particuliers dans le monde entier à l'aide des questions suivantes:

a) Avez-vous aidé quelqu'un au cours du dernier mois?

b) Avez-vous effectué un don en argent au cours du dernier mois?

c) Avez-vous fait du bénévolat au cours du dernier mois?

L'enquête par sondage de 2014 a été réalisée par Gallup International dans 140 pays représentant 94% de la population mondiale. Mille questionnaires ont été remplis dans chaque pays parmi un échantillon représentatif de la population selon les données socio-économiques disponibles localement.

Il faut réaliser que la mesure est qualitative et ne porte pas sur l'intensité d'assistance à autrui, d'argent donné ou encore de longueur de temps du bénévolat effectué. Ainsi, la question s'en remet au sens attribué par le répondant aux expressions «aider quelqu'un», «donner de l'argent» et «faire du bénévolat».

Au Canada, l'étude de CAF donne les résultats suivant:

a) 66% des Canadiens ont aidé une personne;

b) 71% des Canadiens ont effectué un don en argent;

c) 44% des Canadiens ont fait du bénévolat.

À l'échelle internationale, ces taux de participation rapportés par les répondants Canadiens à l'étude se comparent avantageusement par rapport aux autres pays. En effet, seuls le Myanmar et les États-Unis font mieux sur l'ensemble des 140 pays sondés.

Pour sa part, StatCan a mesuré les dons et le bénévolat. Nous utilisons les données de l'année 2013 qui est la période la plus rapprochée de l'enquête menée par CAF.

Pour cette période, Statistique Canada a établi que:

a) 82% des Canadiens ont effectué un don en argent;

b) 44% des Canadiens ont effectué du bénévolat.

Pour ce qui est de la fréquence des dons en argent, il existe une différence de 11% entre l'étude de StatCan et celle du CAF. Outre la marge d'erreur liée à l'échantillon, les tranches d'âge ne sont pas les mêmes et la question porte sur un horizon temporel différent: 1 an versus 1 mois. Il demeure que lorsqu'on parle 7 ou 8 personnes sur 10, les deux études rapportent un phénomène d'ampleur comparable.

En ce qui concerne le bénévolat, les deux études arrivent au même résultat: 44% des Canadiens font du bénévolat.

L'enquête de Statistique Canada se démarque de celle du CAF au niveau des mesures de quantité: combien de temps pour le bénévolat et combien d'argent pour les dons.

Pour le bénévolat, le 44% de participation des Canadiens correspond à près de 2 milliards d'heures! C'est-à-dire l'équivalent de 1 millions d'emplois. Au plan personnel, cela représente 154 heures par bénévole, soit rien de moins que l'équivalent de 4 semaines à temps complet!

Pour ce qui est des dons effectués par des particuliers, ceux-ci s'élèvent à 531$ pour la période de référence. Une somme totale de 12,8 milliards de dollars pour l'année 2013!

Est-ce peu? Est-ce beaucoup?

Lorsqu'on voit le taux de participation au bénévolat de 44% par rapport à la population canadienne âgée de 15 ans ou plus, il est tentant de se dire que moins de 1 personne sur 2 fait du bénévolat. Un arrière-goût de ce-n'est-pas-beaucoup...

Évidemment, vous comprenez que c'est là que les comparaisons internationales sont utiles. La performance canadienne place sa collectivité dans les tous premiers pays sur 140. Il est important de reconnaître la hauteur et la qualité de l'engagement bénévole des canadiens.

Au plan financier, 531$ représentent moins d'une semaine de salaire de la majorité des Canadiens. En même temps, 12,8 milliards de dollars ce n'est pas une somme anodine! Cela représente deux fois la valeur de l'économie de l'Île-du-Prince-Édouard qui est de l'ordre de 5 milliards de dollars, mais moins de 1% de celle du Canada qui dépasse 1 700 milliards de dollars!

Le rôle de la philanthropie, de la reconnaissance d'autrui et de ses besoins jusqu'au partage sous toutes ses formes, est stratégique. Les personnes par leurs initiatives personnelles ou collectives, permettent de reconnaître des besoins et d'innover socialement là où l'État n'est pas présent pour quelque raison que ce soit. Les garderies en sont un exemple. D'organismes implantés par des initiatives locales et souvent individuelles, leurs besoins ont finalement été reconnus par la communauté et plusieurs gouvernements d'un océan à l'autre. L'État a joué un rôle primordial et irremplaçable: il a pu mettre en place le réseau à l'échelle d'un territoire à l'aide de contrats de service et autres programmes qui lui sont propres. L'un ne remplace pas l'autre.

Lorsque l'État souhaite récupérer 25, 50 voire 100 millions de dollars dans des programmes d'assistance aux personnes, ces sommes ne seront pas compensées par la charité. L'État est irremplaçable dans ces situations. Lorsque les organismes de bienfaisance, les fondations publiques ou privées souhaitent que l'État reconnaissent l'ensemble des besoins spécifiques de manière immédiate, ils sous-estiment l'importance de leurs compétences à comprendre ces besoins souvent émergents et résultant des transformations rapides de la société. Leur présence est irremplaçable.

Bonne journée de la philanthropie!

François Poulin
Développement de la philanthropie et analyse de situations humanitaires - Fellow J.W. McConnell
Twitter: @Francois_Poulin / @Canal2Poulin
courriel: francoispoulin2013@gmail.com
téléphone: (514) 766-9665






jeudi 10 septembre 2015

Le partage par l'attention à autrui

Bonjour!

Dans ce carnet, nous nous intéressons à toutes les formes du don. Ci-dessous, une illustration débordant le contexte canadien à proprement parler. Un chauffeur de taxi newyorkais prend une décision simple, à la fois professionnelle et personnelle. Il nous rappelle l'importance et la grandeur de l'attention, comment le moment rejoint la grandeur de l'humanité.

Bonne lecture!

Source:http://www.espacebuzz.com/en-embarquant-cette-vieille-dame-ce-chauffeur-de-taxi-ne-pensait-pas-que-ca-changerait-sa-vie.html

Un Taximan new yorkais raconte :

Je suis arrivé à l'adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai frappé.

« Juste une minute », a répondu la voix. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.

Après une longue pause, la porte s'ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée ainsi qu’un chapeau et ressemblait à un personnage de film des années 1940.

À côté d'elle il y avait une petite valise en nylon. L'appartement donnait l’impression de ne plus être habité depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.

Il n’y avait pas d'horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.

« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu'à la voiture? ». 

J'ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis je suis retourné près d’elle pour l'aider.

Elle ma pris le bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.

Elle n'arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n'est rien », lui ai-je dit « J'essaie simplement de traiter mes passagers comme j’aimerais qu’ils traitent ma mère ! » 

« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m'a donné une adresse, puis m’a demandé: 
« Pouvez-vous passer par le centre-ville? »,
« Ce n'est pas le chemin le plus court», ai-je répondu.
« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressé. Je me rends au centre de soins palliatifs. »

J'ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n'ai pas de famille » reprit-elle d'une voix douce. « Le docteur dit que je n'en ai plus pour très longtemps. » J'ai discrètement arrêté le compteur.
« Quelle route voudriez-vous que je prenne? » Demandai-je.

Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m'a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d'ascenseur.

Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait m’arrêter devant un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.

Parfois, elle me demandait de ralentir en face d'un bâtiment particulier ou dans un coin et s'asseyait le regard perdu dans l'obscurité, sans rien dire.

Lorsque le soleil commença à rejoindre l'horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerais y aller maintenant ».

Nous avons roulé en silence à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.

Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.

J'ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.

« Combien vous dois-je? » M’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.

« Rien » lui dis-je.

« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.

« Il y aura d'autres passagers, » ai-je répondu.

Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort. « Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. » Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d'une vie qui se termine.

Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J'ai conduit sans but, perdu dans mes pensées.

Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou juste klaxonné plusieurs fois avant de partir sans attendre ?

Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»